Les habitants de Caussens ont plus de chances d’être en surpoids

Le pourcentage d’obésité a augmenté dans la plupart des pays à mesure que la population vivant dans les villes a augmenté. Cela a conduit la plupart des gens à croire, pendant des années, que le moteur de l’augmentation globale de l’indice de masse corporelle était précisément l’urbanisation. Pour contredire cette théorie, une étude de l’Imperial College de Londres publiée dans Nature, selon laquelle plus de 55 % de la prise de poids mondiale est concentrée dans les zones rurales, vient plutôt contredire cette théorie. En effet, à la campagne, il y a eu une augmentation du poids de 2,1 kg par personne en moins de 30 ans. Dans les métropoles, par contre, on ne dépasse pas les 1,6 kg de plus par personne.

L’OBÉSITÉ SE DÉVELOPPE À LA CAMPAGNE

L’étude anglaise a été menée sur la base de 2 009 analyses scientifiques portant sur la taille et le poids de plus de 112 millions d’adultes. L’objectif était d’analyser l’évolution de l’indice de masse corporelle à l’échelle nationale et mondiale de 1985 à 2017.

Un indice de masse corporelle « normal » se situe généralement entre 18,5 et 24,9. S’il atteint 29,9, on parle alors d’embonpoint. Plus de 30 ans, c’est l’obésité. Eh bien, le corps humain se rapproche de plus en plus de la trentaine, révèle l’étude. Mais cela se produit surtout parmi les habitants des campagnes, plus que parmi ceux qui vivent en ville.

PARCE QUE LE POIDS AUGMENTE PLUS À LA CAMPAGNE QU’EN VILLE

Le grand préjugé du passé était que, dans les zones rurales, les gens vivaient de la terre, d’une alimentation saine et du travail manuel et que les citadins, au contraire, abusaient des produits transformés, travaillant dans des bureaux et avec une routine sédentaire.
Ce n’est pas exactement le cas, explique la recherche. En particulier dans les pays à revenu intermédiaire et faible, la réalité des zones rurales est loin d’être un mode de vie sain et naturel. Seulement 3% de la population travaille activement dans les champs. Aujourd’hui, le travail est presque toujours automatisé, alors que les besoins en énergie diminuent et que, dans le même temps, la malbouffe est disponible et bon marché presque partout. Ajoutez à cela la baisse d’activité sportive.

En ce sens, l’écart entre les taux de croissance de la population en surpoids s’est réduit entre la campagne et la ville, voire inversé.
Les femmes d’Afrique subsaharienne constituent la seule exception à cette tendance.